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Les Grands Chefs |
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Daniel ChambonMardi 01 Janvier 2002Ambassadeur Rougié au pays du Soleil LevantAu cœur de l'hiver, quand les gourmets se font plus rares dans le vert paradis du Pont de L'Ouysse à Lacave (Lot), Daniel Chambon joue volontiers les cuisiniers migrateurs pour faire connaître les bons produits Rougié un peu partout dans le monde. Avec une forte prédilection pour l'Extrême-Orient où son arrivée est toujours saluée comme une fête !À quand remonte votre premier contact avec l'Asie ?J'ai fait mon premier séjour là-bas en 1988. C'était à l'hôtel Hilton de Djakarta et l'on m'avait organisé une grande semaine de repas découverte pour la clientèle. Cette opération a connu un grand succès et j'ai été ensuite régulièrement invité au Japon, à Bangkok, Hong-Kong, Taïpé. À chacun de ces voyages, outre les repas axés sur la gastronomie française, je fais des démonstrations de produits Rougié pour les cuisiniers installés sur place. Je leur montre comment préparer et présenter les foies, mais aussi mes recettes personnelles pour cuisiner le confit, le magret, les aiguillettes... Quel accueil avez-vous reçu lors de vos premiers séjours ? Il y avait beaucoup de curiosité de la part des Asiatiques. A cette époque, nous étions les premiers à leur faire goûter cette cuisine. Et au fil des années, nous avons su maintenir cet intérêt en leur proposant des produits, des recettes nouvelles. Le foie gras frais surgelé, par exemple, c'est une vraie révolution que nous leur avons apporté. Au départ, ils doutaient un peu. Mais quand je leur ai montré comment, en trois minutes, le servir poêlé en escalopes, ils ont compris que c'était un produit fantastique ! Tenez-vous compte des goûts locaux au cours de ces démonstrations ? Effectivement, je m'efforce de montrer aux cuisiniers tout ce que l'on peut tirer d'une conserve ou d'un produit Rougié, soit à partir de nos recettes de terroir, soit en tenant compte des goûts et des produits locaux. En Asie, le sucré-salé est fortement ancré dans les traditions culinaires. Donc, je leur montre aussi comment on peut intégrer des épices, des fruits comme la mangue qui s'allient très bien aux saveurs de la cuisine de canard. Ces voyages ont-ils influencé votre propre cuisine ? Pour un cuisinier, il y a forcément des idées qui naissent de ces rencontres ! Je fais actuellement un foie de canard poêlé avec des épices que je ramène dans mes bagages. Avec Alain Rougié, nous réfléchissons aussi à un foie gras frais que nous allons cuire sur un tapagnaki japonais qui est un peu l'équivalent de la "plancha" espagnole. Il y a donc des échanges dans les deux sens, et c'est ça qui est passionnant !
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